06/09/2006

La peur de l'inconnu

"Je prends le temps d'exprimer mon ressenti, non pour l'imposer à l'autre, mais pour en témoigner"J.Salomé

 

Hier, sur une des places de ma ville, je me suis installée sur un banc à côté d’une dame.

A peine assise, la personne entame la conversation avec moi comme si elle m’attendait.

Elle me parla à demi-mots de son désarroi face au système dans lequel on vit actuellement, la mort de ses parents, de la malveillance et la malhonnêteté des gens. Ce qui était surprenant pour moi, c’était le fatalisme qui se dégageait de son discours : « on n’y peut rien, hein madame ?...c’est comme ça. On ne pourra rien y faire…on ne saura pas changer les gens, hein madame ? »

Il y avait une telle détresse dans sa voix mais il lui fallait mon approbation pour la conforter dans ses convictions. Pour elle, il n’y a aucun moyen de se battre et d’être reconnu dans notre société actuelle.

Elle a été perplexe lorsque je lui ai dit gentiment qu’elle ne devait pas être aussi pessimiste.

 

On a toujours eu peur de se battre parce que nous avons cette image que nous sommes que de  simples pions, une goutte d'eau dans cet immense océan et que nous ne pourrons rien y changer.

 

Je sais une chose, je ne suis peut-être pas née pour être connue mais je suis née pour me reconnaître.

 

Chacun à son propre chemin à suivre avec peu ou beaucoup d’embûches. Vous faites le choix d’être ce que vous êtes ou de ce que vous voulez devenir.

 

Mais n’oubliez pas une chose, le RESPECT.

 

Vous avez le choix de ne pas vous respecter mais la personne qui est à vos côtés n’a pas à être maltraitée parce que vous vous maltraitez.

 

Il y a des hommes et des femmes qui ont fait ou qui font l’histoire. Des gens de tous milieux, de toutes les races et avec leur propre vécu. Ils peuvent être despotes ou des militants qui se battent pour l’égalité et la liberté de tous.

 

C’est le mal contre le bien.

 

Le pessimisme des gens vient du fait qu’il y a plus de victimes du côté du bien que du côté du mal. La société a attribué un pouvoir inconsidérable au mal, à la perversion. Tous les coups sont permis avec le mal, il n’y a pas de frontière. Tandis que le bien…Le bien, c’est la restriction, on met des barrières, des limites. Et puis, la Justice qui représente le « Bien », est tellement engluée dans ses limitations qu’elle ne sait pas prendre les bonnes décisions fasse à la perversité, puisqu’elle n’est pas reconnue comme telle.

 

Une chose est sûre, on n’abat pas les murs avec le pessimisme ou avec la fatalité. Au contraire, on les renforce par notre abdication.

 

Nous avons le choix d’ouvrir des portes même si la peur nous accompagne devant l’inconnu. Si l’inconnu n’est pas exploité comment arriver à découvrir, à comprendre et à changer le cours des évènements ?

 

N’attendez que les autres le fasse pour vous, redevenez l’enfant curieux que vous étiez et que la peur n’effrayait pas…

Les commentaires sont fermés.