25/11/2006

Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

Une femme sur trois souffre de violences
Mise en ligne le 25-11-2006 8:30 http://www.rtl.be/page/rtlinfo/articles/societearticle/227.aspx?articleid=66645

Femmes battues, violences conjugales, crimes d'honneur, mariages forcés: aujourd'hui, à l'initiative de l'Onu mais aussi du Conseil de l'Europe, la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes est organisée un peu partout dans le monde.

Une femme sur trois en moyenne souffre de violences dans sa vie : coups, relations sexuelles imposées ou autres formes de mauvais traitements. C'est ce qui ressort d'un rapport du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, diffusé en octobre.

En Belgique, une femme sur sept est victime de violences conjugales ou familiales.

En Australie, au Canada, en Israël, en Afrique du sud et aux Etats-Unis, entre 40 et 70pc des femmes assassinées le sont par leur mari ou leur petit ami. En France, tous les trois jours, une femme est tuée par son compagnon, selon le gouvernement français. Tous les six jours en Colombie, selon l'Onu. Aucune statistique fiable pour la Russie comme pour certains autres pays. Au Brésil, une femme est battue toutes les 15 secondes, soit 2,1 millions par an, selon l'organisation non gouvernementale Agenda. En Afrique, les violences envers les femmes passent par les mutilations génitales, subies par 130 millions de filles dans le monde selon l'Onu, mais aussi par le nombre record de femmes infectées par le virus du sida pour défaut de port de préservatif. En Asie du sud, crimes d'honneur et discriminations restent le lot quotidien de beaucoup de femmes. En Afghanistan, les suicides par immolation de jeunes filles contraintes à des mariages forcés sont en hausse, estime l'ONG allemande Medica Mondiale. Les mariages forcés y représentent entre 60 et 80% des unions, selon la commission indépendante afghane de défense des droits de l'homme.

Dans ce contexte, l'Onu s'est félicitée de voir que 60 Etats dans le monde avaient adopté des lois axées contre la violence conjugale et familiale, contre 45 en 2003.

L'UNIFEM (Fonds de développement des Nations unies pour les femmes), basé à New York, devrait dépenser cette année 3,5 millions de dollars, soit plus du double de l'an dernier, pour lutter contre les violences faites aux femmes. Ces fonds seront distribués notamment à des avocats au Cameroun qui élaborent un code de la famille, à des femmes en Bulgarie qui planchent sur une loi contre la violence domestique, à une association en Côte d'Ivoire qui insiste sur le lien entre les violences faites aux femmes et le sida et veut favoriser l'accès à l'aide juridique et médicale.

En Europe, la lutte prend des formes diverses. L'Espagne, longtemps mouton noir, se distingue par une législation "globale", apportant des réponses en termes de répression, prévention, accompagnement des victimes et suivi des auteurs de violence. Ce pays a, avec la Suède, érigé le caractère répété des violences conjugales en "infraction pénale à part entière", entraînant l'application d'une peine supplémentaire. En France, le code pénal punit "les violences habituelles", mais uniquement sur les mineurs de moins de 15 ans ou les personnes particulièrement vulnérables.

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21/11/2006

Le harcèlement sexuel

Le harcèlement sexuel

 

Le harcèlement sexuel est un processus supplémentaire au harcèlement moral par l’agresseur masculin. Bien sûr, il y a des hommes qui sont agressés sexuellement par la gent féminine au travail. Mais, le cas est plus rare.

 

Généralement, ce sont les femmes qui subissent ce cas de maltraitance.

 

Dans le cadre du travail, le harcèlement sexuel est, le plus souvent, pratiqué par le supérieur hiérarchique.

 

De prime à bord, on pourrait croire que l’agresseur veut obtenir par son pouvoir, des faveurs de nature sexuelle ou qu’il considère la victime comme un objet sexuel.

 

Dans l’esprit du harceleur, il considère la victime comme étant « à disposition ». Pour lui, la femme devrait être honorée d’avoir été « choisie », d’être « l’élue » de toutes ses petites attentions, et, dés lors, la victime doit accepter les avances de celui-ci.

 

Il ne peut admettre que la personne « désirée » puisse refuser la relation convoitée.

 

Vexé par le refus, l’agresseur va humilier et agresser la victime.

Il va même renverser la situation en prétendant que c’est la victime qui a sollicité ses faveurs par des comportements aguichants, ou soit qu’elle est consentante ou encore qu’elle est demandeuse.

Il peut arriver que l’agresseur aille colporter des rumeurs en évoquant une relation sexuelle avec la victime pour se donner une certaine prestance.

Ou comme dans l’article « Un ex-juge poursuivi pour harcèlement sexuel »*, l’agresseur évoque un comportement paternaliste.

 

Malgré différents types de harceleurs, ils ont tous ce point commun qui est,  

une théorie idéaliste du rôle masculin dominant et des attitudes négatives envers les femmes et leurs revendications.

 

Différentes catégories de harcèlement sexuel :

 

  • Le sexisme qui est un harcèlement sexuel du genre, c’est traité la femme différemment parce qu’elle est une femme ;
  • Le comportement séducteur ;
  • Le chantage sexuel ex : si la victime ne passe pas à l’acte, elle est licenciée ;
  • L’attention sexuelle non désirée ex : regard insistants, effleurements déshabiller la victime du regard,… ;
  • L’imposition sexuelle ex : connotations sexuelles, contacts physiques non souhaités … ;
  • L’assaut sexuel ex : le viol.

 

*voir rubrique HM au travail.

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19/11/2006

Un kiné est accusé de harcèlement

article 2

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