14/01/2007

Les mots juger et jugement

 

Malgré un planning qui a été surchargé ces temps-ci, je prends le temps d’être à l’écoute de mon entourage ou des personnes qui me demande un conseil ou de l’aide via le blog.

 

L’une d’entre elles, je ne la citerai pas car je lui ai assuré toute ma confidentialité, me demande si elle ne m’a pas vexée parce qu’elle a décidé d’agir seule pour se sortir de sa situation.

 

Bien sûr que non, je ne suis nullement vexée. Pourquoi devrais-je l’être ?

 

« Etre vexée » voudrait dire que j’ai émis un jugement et que ce jugement ne va pas dans le sens dans lequel j’ai décidé qu’il devrait se faire.

 

Je souhaite mettre le doigt sur ces mots « juger » et « jugement ».

 

Beaucoup d’entre nous ou plutôt nous tous, nous nous sentons dans l’obligation d’agir selon le jugement que les autres émettent sur nous-mêmes.

 

Combien de personnes ne fonctionnent pas sur le jugement d’autrui ? Celui qui vient me dire qu’il ne sent pas concerné, c’est qu’il nie l’évidence.

 

Il suffit d’une phrase, d’un geste non-verbal pour que nous nous sentions mal dans notre peau.

Ai-je dis une bêtise, commis une erreur ? Ai-je été maladroit(e) avec lui ou elle pour que son attitude soit différente avec moi ? Ou encore, qu’est-ce qui ne va pas chez moi pour avoir ce jugement de sa part ?

 

Le mot juger vient du latin « judicare » : condamner.

 

En droit, c’est soumettre à la décision de sa juridiction. Le juge est une personne (par sa compétence professionnelle) qui a le pouvoir de se prononcer, de statuer sur une cause. Il a le pouvoir de décider en qualité d’arbitre, c’est-à-dire de prendre position sur une cause.

 

Dans le quotidien, juger, c’est soumettre au bon sens de la raison, de la conscience, c’est-à-dire d’examiner pour se faire une idée, une opinion.

 

Au niveau de la psychologie, c’est une décision mentale par laquelle nous arrêtons d’une façon réfléchie le contenu d’une proposition que nous avançons en énonçant une opinion et nous la posons à titre de vérité.

 

Comme je l’ai dit plus haut : juger= condamner.

 

Chaque fois que nous nous sentons jugés par les autres, nous nous sentons condamnés, nous nous sentons punis (par le verbal et le non-verbal) sans savoir pourquoi.

Que veut-dire « tu es un bon à rien, t’es pas capable de cuisiner, t’es pas capable de rédiger un courrier, t’es laid(e), t’es gros (se), t’es ci, t’es là… » ?

 

Qui est la personne qui se permet de nous condamner ? A-t-elle les compétences, les qualités pour trancher ainsi sur notre personnalité ?

Non bien sûr ! Nul n’a le droit de nous condamner parce qu’il a décidé que nous ne lui plaisons pas soit par notre comportement, nos qualités, nos défauts ou notre physique.

 

Même si cela fait très mal, ne prenez pas en considération le jugement que l’on fait sur vous.

Apprenez à vous connaître, à vous reconnaître, dissociez vos qualités et vos défauts. Et lorsque l’on se permet d’émettre un jugement négatif sur votre personne, citez dans votre tête toutes les qualités que vous possédez et que l’autre ne connaît pas.

 

Il s’est permis de vous juger, tant mieux pour lui mais il ne sait pas ce qu’il perd en n’essayant pas de vous connaître mieux.

 

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Commentaires

Très bel article sur "juger" ou "jugement" Très bien défini... Bon après-midi

Écrit par : vallou | 17/01/2007

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