09/07/2007

le harcèlement est agi

Le harcèlement est une violence froide,  basée sur des paroles dénigrantes, d’allusions hostiles, de marques de condescendance et d’injures.

C’est une violence établie sur la répétition d’agressions visiblement anodines mais continuelles. C’est une agression à perpétuité si la victime reste dans son mutisme.

 

En surface, rien ou presque rien  peut supposer qu’une famille, une institution ou une personne puisse être victime de violence morale. C’est comme un séisme de très faible amplitude, tout se passe à l’intérieur sans que cela soit localisable.

 

Pour que le harcèlement soit révélé au grand jour, il faut que l’agression soit dévoilée. Sinon, personne ne se rendre compte de quoi que ce soit. La victime tétanisée par la violence, se tait et n’ose pas dire ce qu’elle subit soit par peur des représailles ou soit par peur de ne pas se sentir comprise.

 

Lorsqu’il y a révélation des faits, les gens ne comprennent pas, sont abasourdis sur ce qu’ils entendent au sujet de l’agresseur. Malheureusement, ils ne connaissent que la facette séductrice du harceleur.

Ce dernier, une fois mis en cause, fait passer la victime pour un(e) déséquilibré(e) qui ne sait pas quoi inventer pour se faire remarquer. Le harceleur trouvera toujours de bonnes excuses pour se défendre des accusions proférer à son sujet, en prétextant qu’il ne comprend pas l’attitude de l’accusateur puisqu’il a toujours agit en «  bon  père de famille » dans la relation.

 

Il ne faut pas oublier que le harcèlement ne laisse pas de traces physiques. Sauf si l’agresseur en vient aux mains lorsque la violence morale perd de son souffle. Si violence physique il y a, l’agresseur se défendra en prétextant que c’est suite à une réaction trop vive de sa victime : «  C’est elle qui l’a cherché et elle l’a mérité ! ».

 

Les menaces sont indirectes et se produisent par l’intermédiaire de personnes elles-mêmes manipulées (amis communs, enfants). Ce sont des messages qui font comprendre à la victime que si elle ne suit pas la volonté toute puissante de son agresseur,  sa vie sera un véritable enfer dans les prochaines heures, les prochains jours et le mois à venir et s’arrange pour que cela devienne vrai.

 

L’hostilité ne se produira jamais dans des moments d’énervement ou de crise. Elle est constante et sera exprimée sur un ton froid qui énoncera de la part de l’agresseur une vérité ou une évidence. Il sait jusqu’où il peut aller et sait mesurer sa violence.

Si sa victime réagit, il fera marche arrière pour trouver un moment plus propice pour lobotomiser sa /son partenaire de ses paroles. Si l’agression se produit en présence de témoins, il distillera son hostilité par petites doses, de manière anodine, sans que les observateurs ne se rendent compte de ce qui se passe entre lui et sa victime. L’agresseur use de  petites paroles qui ne risquent pas de choquer ou de brusquer les spectateurs, mais  feront réagir la victime  de manière agressive. Dès lors, tout réflexe d’émotion ou de souffrance entraîne chez l’agresseur, une montée de violence ou une manœuvre de diversion qui s’exprimera par de l’indifférence ou de la fausse surprise pour faire croire qu’il n’est pas l’investigateur des malversations morales.  

 

 Pour Marie-France Hirigoyen, « les sous-entendus font référence à des traces mnésiques que seules les victimes sont en mesure de repérer ».

 

Le harcèlement est aussi une violence asymétrique, c'est-à-dire qu’il y a un acteur qui met en acte la violence et qui se définit comme existentiellement supérieur à l’autre protagoniste (qui généralement accepte de recevoir cette violence). C’est une violence est qualifiée par Reynaldo Perrone (référence citée par M-F Hirigoyen) de violence punition.

En d’autres termes, il n’a pas de pause, de réconciliation. C’est une violence cachée, intime et verrouillée.

Cette violence  existe dans le milieu familial et subie par les enfants. Le parent qui inflige la souffrance à l’enfant, considère qu’il la mérite et qu’il n’a pas le droit de s’apitoyer. L’enfant ou l’ado qui subit ces sévices moraux, se tourne souvent vers la fugue ou vers le suicide pour échapper à son parent destructeur.

 

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Commentaires

La dernière phrase... Ca fait peur, mais c'est tellement vrai! J'en tremble rien que d'y penser... Là en ce moment, je stresse à fond... Lèlè est chez son papa. Et depuis samedi, il recommence ses petites allusions. Je n'en peux plus, et ne peux rien dire, juste me laisser faire, car Lèlè est chez lui, et il risque de lui faire subir moralement des choses dont on se passerait bien.
Bisous, bonne journée.

Écrit par : vallou | 10/07/2007

Nous continuons de subir, encore et toujours! Je craque... Je ne tiens plus! Tu verras sur mon blog, Lèlè souffre encore. Il y arrive par tous les moyens. La nuit, elle pleure en dormant, et si je l'éveille, elle me dit que c'est son papa qui lui fait du mal... Je ne peux plus continuer comme ça. C'est trop pénible!

Écrit par : vallou | 14/07/2007

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