23/09/2007

courriel adressé à la Ministre de la Justice et aux présidents de Parti

Ce matin, j'ai envoyé un courriel à notre Ministre de la Justice et aux présidents de Parti concernant ma situation en tant que témoin de violence intrafamiliale. Maintenant, nous verrons si j'ai une réponse de leur part!?

 

le 23 septembre 2007

 

 

 

A l’attention

 Madame Laurette Onkelinx, Ministre de la Justice,

A l’attention

Madame Joëlle Milquet, Présidente du Parti CDH,

Monsieur Didier Reynders, Président du MR,

Monsieur Elio Di Rupo, Président du PS,

Monsieur Jean-Michel Javaux, Sécrétaire fédéral du Parti Ecolo

 

 

Mesdames,

Messieurs,

 

Objet : Témoin de violence intrafamiliale

 

Vous n’êtes sans savoir que malgré la laborieuse constitution d’un nouveau gouvernement, notre beau pays continue à vivre avec ses difficultés existentielles de tous les jours.

C’est pourquoi, je me permets d’interpeller chacun d’entre vous concernant un problème auquel je dois faire face en ce moment : je suis témoin de violence intrafamiliale et ne sais comment agir face à cette situation.

 

Je vais essayer de m’expliquer brièvement.

Je réside dans une maison constituée d’un rez-de-chaussée commercial et de deux appartements. Pour ma part, j’habite avec ma famille le premier étage et le second étage est occupé par un monsieur violent.

Ce monsieur s’est installé il y a plus d’un an dans le second appartement avec,  à l’époque, sa compagne et leur petit garçon. Quelques semaines après leur arrivée, j’ai été témoin ainsi que les membres de ma famille de violences "auditives " : objets qui tombent violemment, cris, pleures…

Ne supportant plus d’entendre ce qui se passait un dimanche matin, j’ai pris mon courage pour aller frapper à leur porte pour lui demander d’arrêter ses agissements et que s’il continuait, j’appellerais la police. D’un air de défi, il m’a dit que de toute façon la police ne pourrait rien faire.

Désemparée par cette situation, j’ai contacté la police pour savoir ce qu’il y avait lieu de faire. Cette dernière m’a proposé de la contacter directement si j’entendais à nouveau quelque chose.

Dans son malheur, la jeune femme a pris la décision de quitter le domicile avec leur petit garçon pour le protéger de cette violence, et, elle a porté plainte à l’encontre de son compagnon. Quelques semaines après son départ, j’ai été auditionnée par la police sur les faits de violence. Et, bien sûr mon voisin est au courant de mon témoignage.

 

Jusque là, vous direz pourquoi nous interpeller ?

 

Tout simplement parce que ce monsieur récidive avec sa fille d’une première union. Cette jeune adolescente revient apparemment les week-ends.

Et, ce samedi 22 septembre, j’ai entendu une violente altercation entre eux. J’étais tellement estomaquée que je n’ai pu intervenir à nouveau, et surtout, je l’avoue, j’ai eu  peur de me  retrouver  cette fois-ci face à une violence verbale ou physique avec l’individu. Il faut comprendre que ce monsieur m’en veut énormément d’avoir eu le cran de témoigner une première fois.

 

Ce qui est le plus inquiétant, c’est qu’il déroge le jugement concernant son petit garçon (cette décision avait été prise suite aux violences intrafamiliales). En effet, il n’a le droit de voir son fils qu’un week-end sur deux au domicile de ses parents.  Alors qu’il revient avec le petit bonhomme à son appartement.

 

Mes questions sont celles-ci : que dois-je faire ? A nouveau interpeller la police ? Porter plainte à son encontre ?

En effet, pour cette dernière question je pourrais me baser sur :

1) l’article 23 de la Constitution qui est « Chacun a le droit de mener une vie conforme à la dignité humaine » car ce monsieur de part son comportement, fait subir à ma famille et à moi-même une torture morale mais également une torture morale et physique à certains membres de sa famille ;

2) l’article 6 du code civil.

 

En tant que citoyenne, j’ai un droit civique à respecter mais je dois également penser à la protection de ma famille pour toutes représailles susceptibles de survenir par rapport à mon action.

 

Donc, quel est mon champ d’action par rapport à cette situation ?

Mais surtout et avant tout, quelles sont les possibilités pour protéger les personnes qui sont victimes et  les témoins de la violence intrafamiliale malgré les différentes dispositions prises dernièrement ?

 

De plus, mon interpellation est avant tout personnelle mais elle a également un intérêt collectif puisque je suis l'initiatrice d'un blog sur le harcèlement où le sujet de la violence conjugale y est abordé. (http://sthf.skynetblogs.be/)

 

Je vous remercie de l’attention que vous donnerez à ce courriel et vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, à mes salutations les meilleures.

 

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Commentaires

coucou, c'est super ce que tu fais... Si tous citoyens pouvaient réagir comme tu le fais, je pense que la Belgique fonctionnerait bcp mieux! Hélàs, tout le monde ferme les yeux et la bouche, et continue de subir, et laisser subir! C'est scandaleux... Ca me met hors de moi...
Tu es quelqu'un de génial. J'espère que tu auras des réponses... ;-) Tu me tiendras au courant?
Gros bisous, bonne journée à toi et à tes proches.

Écrit par : Vallou | 25/09/2007

Merci Vallou Coucou Vallou,

Je te remercie pour tes encouragements.
Dès que j'ai des nouvelles, je le ferai savoir.
Bisous à vous deux.

Écrit par : Laurence | 26/09/2007

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