25/11/2007

Ce sera lui ou moi

24-11-2007, 13:18:00
Ce sera lui ou moi

Bonjour, plus de 10 ans de vexations, humiliations, provocations, mensonges, exagérations, perversités par un collègue de travail à mon égard... J'ai failli lui écraser la figure 1000 fois. Je suis un calme, pacifiste reconnu, dialogueur avant tout, et c'est cela qui me ruine : celui qui ne se défend pas est la proie toute désignée. La direction minimise et divise pour mieux régner : "personne ne le changera, il faut t'adapter". Je rêve ! Certains collègues me poussent à déposer une plainte, mais quels seront les effets ?? Sans doute sera-ce pire encore !
L'ancienne direction protégeait ce harceleur, la nouvelle ne fait pas mieux, tout en reconnaissant la perversité du personnage, lequel est un cas psychiatrique aux yeux de la majorité des travailleurs. Au secours, je suis désemparé. Migraines, fuite au travail, eczéma, ulcère, perte totale d'énergie, boulimie, culpabilisation : c'est mon quotidien. Je ne sais plus que faire !
J'ai besoin de l'expérience de quelqu'un qui aurait déposé une plainte... Ce sera le départ du harceleur ou le mien. Si c'est moi, bonjour la perte d'emploi et le chômage ! Merci à toutes et tous.

jack

 

Bonjour Jack,

Avant tout, gardez votre calme malgré cette envie féroce de lui coller votre poing dans la figure. En effet, la faute vous reviendra en dépit des représailles que vous subissez par cet individu.

Si vous travaillez en France, je vous propose de vous orientez vers l’Association AJC contre la violence morale car mes connaissances des lois françaises sont basiques.

Par contre, si vous travaillez en Belgique : la première des choses à faire est de consulter le règlement d’ordre intérieur de l’entreprise quelle soit privée ou publique. En effet, toute entreprise, et peu importe le nombre de travailleurs, est dans l’obligation de fournir à son personnel le règlement d’ordre intérieur, ou du moins, il doit être mis à disposition des travailleurs. Ce règlement est imposé par la loi du 8 avril 1965.  Dans ce document, s’y retrouvent les principes de base de la loi du 4 août 1996 sur le bien-être au travail.

Normalement, dans ce document, vous devez y retrouver le nom de la médecine du travail et le nom de la personne de confiance désignée pour cette fonction.

Si aucune désignation n’a été faite pour la personne de confiance, prenez contact la médecine du travail. Vous pouvez également vous orienter vers la Direction générale du contrôle du bien-être au travail (http://www.emploi.belgique.be/defaultTab.aspx?id=6550 ).

Si une personne de confiance est présente dans l’entreprise, je vous conseille vivement de la rencontrer. C’est la première procédure à suivre. Cette personne a pour fonction de vous écouter et de vous aider dans la situation que vous êtes entrain de vivre. Si la situation est devenue trop difficile pour en venir à une médiation avec la personne mise en cause, elle vous mettra en relation avec le conseiller en prévention. Celui-ci prendra acte de votre dépôt de plainte, à moins que la personne de confiance ne l’ai déjà fait préalablement.

Dès qu’il y a dépôt de plainte pour harcèlement moral, sexuel ou pour violence, la victime est protégée du licenciement durant 12 mois. Il ne peut y avoir licenciement que 12 mois et 3 mois après la plainte, et, pour des raisons autres que le dépôt de plainte. Les témoins sont également protégés contre le licenciement.

Cependant, il faut faire attention dans le sens que le dépôt de plainte ne doit pas être utilisé pour éviter le licenciement pour raison économique, pour remaniement structurel au sein de l’entreprise ou pour mauvais comportement de votre part en prétextant du harcèlement.

Le conseiller en prévention investiguera sur la situation. Il établira des mesures qu’il rédigera dans un rapport et qu’il remettra à l’employeur.

Si l’employeur ne met pas les mesures en place ou qu’elles sont mises en place mais inefficaces, le conseiller en prévention interpelle l’inspection du travail. Si la violence persiste après les investigations de l’inspection du travail, alors, c’est l’auditeur du travail qui sera en charge du dossier. Si les actes de violence ne sont pas résolus, le dernier recours est le tribunal correctionnel.

Tout ceci est la théorie de la procédure. Malheureusement, elle n’est pas 100% fiable ou ne se pratique pas toujours comme telle. Je parle en toute connaissance de cause.J

Pourquoi je vous conseille de suivre la procédure interne ? Tout simplement parce que si vous portez plainte par la voie judiciaire, vous serez interpellé par l’auditorat du travail en vous demandant pour quelle raison vous n’avez pas entamé une procédure interne. Et suite à votre motivation, le ministère public peut ne pas prendre en considération votre dépôt de plainte.

Amicalement

Laurence

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Commentaires

Bonjour Laurence,
je reviens seulement ce 04 janvier sur le site.
Il n'y a pas de personne de confiance dans l'entreprise . J'ai déposé une plainte voici quelques jours seulement à la médecine du travail (Belgique), laquelle m'a évidemment tenu le même langage que vous ... Et quel soulagement ! Mais je crains par dessus tout la rencontre avec le personnel de l'entreprise, et donc le harceleur, lorsque je reprendrai le travail (j'ai pris qq jours de congé pour bien peser la conséquence de la plainte). La Direction doit en principe déjà être au courant. J'ai lu énormément d'articles sur le sujet ainsi que l'ouvrage publié par le Ministère fédéral en charge. C'est 1000 tonnes d'air frais qui viennent d'entrer d'un seul coup en moi !
Le règlement de travail prévoit en effet que personne ne peut porter atteinte à la dignité, à la personnalité, au respect, aux convictions des travailleurs de l'entreprise ; ceci est considéré comme faute grave, motif de licenciement direct. Le harceleur pratique sont "sport" depuis très longtemps. Pour moi il y a là une raison objective de le licencier...
Merci pour votre aide !

Écrit par : jack | 04/01/2008

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Écrit par : Balsaux | 26/12/2008

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