09/10/2006

La perversité au sein de la famille

Il est difficile de pouvoir mettre un terme à cet engrenage infernal de la perversité. Car malheureusement, elle se transmet d’une génération à l’autre de manière insidieuse, c’est-à-dire par voie de l’éducation.

  

En effet, certains parents utilisent l’éducation traditionnelle dans le but de briser la volonté de l’enfant pour en faire une personne docile et obéissante. Sous le poids écrasant de l’autorité parental, l’enfant ne peut réagir et devient muet.

 

Sont considérés comme mauvais traitement psychologiques par la convention internationale des droits de l’enfant :

-         la violence verbale ;

-         les comportements sadiques et dévalorisants ;

-         le rejet affectif ;

-         les exigences excessives ou disproportionnées par rapport à l’âge de l’enfant ;

-         les consignes et injections éducatives contradictoires ou impossibles.

 

Cette maltraitance se traduit de deux manières :

-         la violence indirecte : par ricochet ou éclaboussures

-         la violence directe : à éliminer la personne.

 

La violence indirecte :

 

Les enfants sont utilisés par le parent agresseur parce qu’ils sont là et qu’ils refusent de se désunir du parent visé.

 

Mais en plus, sans que cela soit intentionnel de la part du parent meurtri, celui-ci déverse sur les enfants toute l’agression qui n’a pas pu être exprimé à l’agresseur.

  

L’enfant devenant adulte portera une part de souffrance qu’il reproduira, s’il ne trouve pas de solutions lui-même. Il y aura déplacement de la haine et de la destruction.

 

Cette situation mortifère, si elle n’est pas solutionnée, risque de se transmettre de génération en génération.

 

La violence directe :

  

Il n’y a que l’enfant qui est conscient de cette destruction réelle venant du parent agresseur.

 

Malheureusement, il n’a pas les arguments objectifs de pouvoir les dénoncer. Comment se plaindre d’un geste ou de mots qui paraissent ordinaires aux yeux des autres ?

 

L’enfant est malheureux.

 

On le décrit comme un enfant mal dans sa peau. On lui renvoi l’image de l’enfant persécuteur qui  est difficile, ingérable, qui ne fait que des bêtises, qui n’est pas capable au niveau scolaire…

 

L’image d’un enfant qui ne rentre pas dans la représentation rêvée parental.

 

La violence parentale se traduit de différentes manières :

-         on dévalorise l’enfant en le houspillant de sa maladresse ;

-         on affuble l’enfant d’un surnom ridicule ;

-         au lieu d’accepter les qualités de l’enfant, on le rabaisse en le disqualifiant en effaçant ce qu’il y a de mieux chez lui. (les qualités de l’enfant sont insupportables pour le parent malveillant)…

 

Prétextant la meilleure des éducations, le parent agresseur brise l’esprit critique de l’enfant afin de ne pas être jugé. Mais en plus, il va tout faire pour étouffer l’étincelle de vie de l’enfant. L’étincelle de vie qui fait défaut chez le parent destructeur.

  

Les enfants, sensibles aux comportements parentaux, sentent qu’ils ne sont pas conformes au souhait parental. Dès lors, « Ils sont coupables de les décevoir, de leur faire honte, de n’être pas assez bien pour eux. Ils s’en excusent car ils se voudraient réparateurs du narcissisme de leur parent. Peine perdue. » (Harcèlement moral, M-F Hirigoyen, p.57)

 

L’inceste latent

 

Dans certaines situations familiales, en plus de la violence morale, on y rencontre également des attitudes sexuelles équivoques : regards, attouchements ou allusions sexuels.

 

Les limites n’ont pas été établies ou du moins pas clairement.

 

"A proprement dit, ce n’est pas de l’inceste mais de l’incestuel : « L’incestuel, c’est un climat : un climat ou souffle le vent de l’inceste sans qu’il y ait inceste » "(1) (Harcèlement moral, M-F Hirigoyen, p.62)

 

De nouveau, comment prouver cette attitude puisqu’il n’y a pas de signes apparents de violence ?

 

L’enfant est soupçonné de complicité. Complicité malsaine entre génération, dans laquelle l’enfant ne peut s’en sortir sans être à nouveau humilié par le parent agresseur.

  

(1) P.-C Racamier, L’Inceste et l’Incestuel, les Editions du Collège, Paris, 1995

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25/09/2006

L'enfant

enfantUn enfant peut être agaçant quand il n’écoute pas, quand il fait des colères, revendique, n’en fait qu’à sa tête, repose vingt fois la même question, se dispute, fait des bêtises, répond ou fait remarquer nos erreurs…

Parfois, comme parent, on ne peut plus contrôler son énervement, et la  main part.

Certains disent : il l’a bien mérité. D’autres pensent que c’est la seule façon de se faire entendre et respecter. D’autres encore sont malades d’avoir donné une gifle et craignent les conséquences sur l’enfant.

Et l’enfant, que ressent-il ? Il trouve que le monde est injuste parce que seuls les grands ont le pouvoir. Souvent, il pense que s’il a reçu une gifle, c’est parce qu’il est mauvais.

Parfois, il a l’impression que ses parents se sentent coupables de l’avoir frappé. Il cherche alors à comprendre ce qui se passe et, sans le vouloir, les irrite et attire de nouveaux coups.

Quand, bêtement, on frappe, on a toujours avantage à reparler avec son enfant de ce qui s’est passé : « Cela fois dix fois que je te demandais d’arrêter. J’avais l’impression que tu te fichais de moi. Alors, je t’ai donné une gifle. C’est bête de ma part, mais j’aimerais que tu fasses un effort pour obéir. »

Cela paraît bizarre mais, comme adulte, on gagne toujours à reconnaître ses faiblesses.

On ne perd pas sa force pour autant, même avec de petits enfants.

                                                                                       Reine Vander Linden

Source le magazine « Yapaka », www.yapaka.be

 

 

Texte en ligne : Maltraitance et négligence…Prévention de R. Vander Linden

http:// www.expert-it.com/yapaka/res/Pdf/textesdirem/17.pdf

 

 

Texte en ligne : Les sévices sexuels

Sévices à enfants : les enjeux d’une malédiction d’Epelbaum C.

http://www.expert-it.com/yapaka/res/Pdf/textesdirem/42.pdf

 

coup de pouce

Quand on est seul et qu'on sent la colère nous envahir, il existe le 107qui est un numéro de téléphone gratuit et anonyme, accessible jour et nuit, histoire de dire ce qui arrive à quelqu'un plutôt que d'agir sans réfléchir. Cela calme les esprits et évite de la maltraitance anondine...

20/09/2006

Comment identifier de la violence intrafamiliale?

violence3De nombreuses femmes subissent de la violence durant leur mariage: coups, cris, humiliations…

 

Ne supportant plus cette situation destructrice, plusieurs de ces femmes ont pris leur courage de quitter avec enfant(s), ce foyer malsain. Malheureusement, cela ne se fait pas sans peine…

Le conjoint n’acceptant pas cet abandon, s’acharne à vouloir se venger en continuant à la détruire psychologiquement. Le moyen de prédilection est l’enfant. Il devient le bouc émissaire. Victime et témoin, il est obligé de vivre dans une guerre infernale entretenue par le conjoint délaissé.

 

Il est actuellement difficile de conscientiser nos élus et nous jetons la pierre sur la magistrature car elle n’applique la loi comme il faudrait à notre sens... Non qu’elle soit complètement insensible et qu’elle ne soit pas consciente de la problématique, bien au contraire, c’est faute de jurisprudence et de moyens.

 

"Nul n'est censé ignorer la loi"

 

 L'article 422bis dans le Code pénal dit ceci:" « Quiconque aura harcelé une personne alors qu'il savait ou aurait dû savoir qu'il affecterait gravement par ce comportement la tranquillité de la personne, sera puni d'une peine d'emprisonnement de quinze jours à deux ans et d'une amende, ou de l'une de ces peines seulement. Le délit prévu par le présent article ne pourra être poursuivi que sur la plainte de la personne qui se prétend harcelée ».

 

Vous n’êtes obligé(e) de porter plainte mais vous pouvez, par l’intermédiaire de votre avocat, sommer la personne harceleur d’arrêter ses agissements aussi bien sur votre personne que sur l’enfant en apportant des faits abusifs et répétitifs.

 

Comment identifier un  phénomène de harcèlement au niveau familial ?

 

Types de faits :

 

Faits de violence orientés vers la personne

 

  1. Violence verbale

1)      brimades verbales, hurler sur la victime

2)      disqualification de la personne en présence de tiers

3)      manipulation de la communication verbale (nier un accord pris oralement, mensonges, discours variable ou vague, chantage affectif, manipulation des sentiments,…)

 

  1. Violence physique

1)      Gestes agressifs (claquer la porte, taper du poing sur la table, casser du mobilier…)

2)      menaces d’agression physique

3)      agression physique (bousculer, cracher, marcher sur le pied, molester, …)

 

C. Violence sexuelle

 

1) acte sexuel non consentant

 

Après séparation ou divorce

 

1)      intrusion dans la vie privée (poser des questions indiscrètes, envahir la victime d’appels téléphoniques ou de lettres recommandées à son domicile…)

2)      critiquer la vie privée de la victime

3)      propos portant atteinte à la dignité de la personne (moquerie, humour déplacé, racisme, sexisme, surnom…)

4)      rumeurs malveillantes, accusation non fondées.

5)      suivre la victime dans la rue, la guetter à son domicile…

6)      extorsion d’argent/racket avec intimidation physique

7)      menace avec une arme

8)      manipulation de la communication verbale (nier un accord pris oralement, mensonges, discours variable ou vague, chantage affectif, manipulation des sentiments,…)

 

Autre conseil, lorsque vous vous adressez à un avocat, prenez connaissance de ses activités préférentielles, vous aurez ainsi une vue sur ses compétences de défense.

 

 

Actualité de ce 20 septembre 2006

 

Sept fois plus de plaintes pour harcèlement en cinq ans
Mise en ligne le 19-9-2006 15:49

En 2005, 15.352 Belges ont déposé plainte pour harcèlement, ce qui est sept fois plus qu'en 2000, selon les journaux « Het Gazet van Antwerpen » et « Het Belang van Limburg ». En 2000, 2.048 plaintes ont été enregistrées, selon les chiffres de la police. Sur les 15.352 plaintes, une sur cinq a abouti devant un tribunal. Il s'agit principalement de plaintes émanant d'époux lors d'une procédure de divorce.

D'après Anne Groenen, criminologue à la KUL, les citoyens connaissent mieux la loi et osent plus rapidement déposer plainte. Les nouvelles technologies offrent également plus de possibilités de commettre un acte d'harcèlement

Source :

http://www.rtl.be/page/rtlinfo/articles/societearticle/227.aspx?articleid=64008